2de – Séquence n°1 – Information et désinformation – Comment s’informer aujourd’hui?

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Mercredi 2 septembre 2020 (2h.) :

Séance de rentrée. Un temps pour faire connaissance. Par écrit, chaque élève répond succinctement à trois questions :

1. Quelles sont mes lectures quotidiennes ?

2. Quels souvenirs de lectures me reste-il de mes années au collège ? Pourquoi ces livres m’ont-ils plus marqué(e) que d’autres ?

3. Qu’est-ce que j’attends du cours de français ?

Vient ensuite le moment de dévoiler le programme de français de 2de et les attentes qu’on peut avoir pour les épreuves anticipées du bac.

On commencera avec l’objet d’étude : « La littérature d’idées et la presse du XIXème au XXIème siècle ». Il n’y aura pas d’étude d’œuvre intégrale au cours de la 1ère séquence, qui s’intitule :

« Information et désinformation. Comment s’informer aujourd’hui ? ».

On s’appuiera parfois sur le manuel numérique, mais pas toujours. Vous pouvez le consulter quand vous voulez, en classe ou à la maison.

Séance n°1 – Introduction

Projection Marguerite Duras, entretien de 1985 à propos des hommes de 2000 (comment les imagine-t-elle?).

oral : récolter les réactions des élèves. Pensent-ils qu’ils sont « noyés » dans les informations ? Pourquoi ?

Oui, surtout au sein de ce bouleversement numérique que nous connaissons depuis les années 2000, justement, on peut dire que nous sommes, d’une certaine manière, « noyés » dans les informations… La question est donc de se demander comment apprendre à nager !

L’information est-elle libre ?

Qui parle lorsque nous lisons/entendons une information ?

Comment circule l’information ?

Quel rôle jouent les algorithmes sur notre accès à l’information ?

Comment travaillent les journalistes ?

Peut-on toujours connaître les sources d’une information ? Est-ce important de les connaître ? Pourquoi ?

Les journalistes doivent-ils dire la vérité ?

Doit-on/ Peut-on hiérarchiser l’information ?

Un robot est-il plus fiable qu’un humain en termes d’information ?

Une information peut-elle être objective ?

Un journaliste peut-il être indépendant aujourd’hui ?

Le fact-checking peut-il être efficace, objectif et fiable ?

C’est à toutes ces questions que nous tenterons ensemble de trouver des éléments de réponses. Pour ce faire, nous nous appuierons sur divers textes, mais s’il y en a un qui constitue une véritable « bible », c’est le livre de Sophie Eustache, Comment s’informer ?. Il coûte 12 euros, ce qui est un peu cher, mais je vous en lirai des passages et je vous encourage vivement à le « réclamer » au CDI du lycée et, pourquoi pas, à vous le faire offrir par vos parents !

Pour commencer, un tour d’horizon des « grands » médias français, qui, comme nous allons le voir, appartiennent tous à quelqu’un… En témoigne cette carte réalisée par Le monde diplomatique et Acrimed. Quel problème soulève cette carte ? Quelles questions, parmi celles que j’évoquais tout à l’heure, soulève-t-elle ? Pourquoi ?

Vendredi 4 septembre (1h) + Mercredi 9 (2h) :

Séance n°2 – Lecture du texte de Maurice Joly (1864), Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu.

1. Expliquer la thèse de Machiavel

2. Expliquer l’argument de Montesquieu concernant les journaux indépendants.

Vendredi 11 septembre (1h) + Mercredi 16 (2h) :

Séance n°3 – Essai d’argumentation (rédaction).

Sujet : D’après vous, la presse doit-elle être indépendante du pouvoir politique ? Justifiez votre réponse à l’aide d’au moins deux arguments (un paragraphe par argument), précédés d’une introduction et achevés par une conclusion. Vous pouvez vous aider de la carte des médias (« Qui possède quoi ? ») du Monde diplomatique et d’Acrimed, du texte de Maurice Joly, ainsi que de vos connaissances personnelles.

En introduction, vous présenterez la question en cherchant à en montrer les enjeux. N’oubliez pas de préciser ce qu’il faut entendre par « presse » et « indépendante ».

En conclusion, vous récapitulerez clairement vos deux arguments (ou plus), et vous exposerez une réponse claire à la question posée par le sujet.

Séance n°4 – Lecture du texte de Zola, « Essai sur le journalisme », 1894.

Séance n°5 – Lecture du texte de Fabrice Arfi, « Rendre public » (2016), p.400-401. La question du secret des sources.

En guise d’introduction : visionnage du film documentaire de Laura Poitras (2014), Citizenfour, sur le lanceur d’alerte Edward Snowden et ses révélations.

On observera en particulier le travail du journaliste d’investigation Glenn Greenwald, de la branche américaine du journal britannique The Guardian.

Questionnaire sur le film.

Analyse du texte de Fabrice Arfi, notamment en répondant aux questions 1 à 4 du manuel (le Livre Scolaire – version numérique).

Proposition de correction par le manuel :

1 Pour chaque secret garanti par la loi et évoqué dans le premier paragraphe, donnez un exemple qui illustre sa nécessité dans une démocratie.

Les quatre secrets garantis par la loi et évoqués dans le premier paragraphe sont : le secret de la défense nationale, le secret médical, le secret de la vie privée, le secret des affaires. Pour ces secrets, on peut proposer les illustrations suivantes : • Secret de la défense nationale : Lors d’une opération armée de libération d’otages par exemple, il faut du secret pour que les ravisseurs et ennemis ne soient pas au courant des manœuvres engagées par l’armée. • Secret médical : Lorsqu’une personne est malade, certains pourraient lui refuser un certain nombre de droits comme l’accès au logement par exemple. Si vous êtes malade du SIDA ou d’un cancer et que vous recherchez un logement, un propriétaire peu scrupuleux pourrait faire passer votre candidature derrière d’autres sur ce critère. • Secret de la vie privée : Si vous avez des opinions politiques qui peuvent ne pas correspondre avec celles de votre employeur, le secret de la vie privée vous garantit normalement de ne pas être discriminé sur ce critère et être embauché sur vos qualités et non sur un critère extérieur à ceux qui font que vous allez convenir à ce travail ou pas. • Secret des affaires : Lorsqu’une entreprise innove, elle doit se protéger des tentatives d’espionnage industriel de la part de concurrents qui pourraient profiter de ses recherches pour s’enrichir sans avoir eu l’idée novatrice initiale.

Le secret en démocratie

2 Dans les deux premiers paragraphes, quelles analogies Fabrice Arfi utilise‑t‑il pour parler du secret ? Expliquez-les.

Le secret est d’abord comparé à un « véhicule[s] » (l. 1), tout comme la publicité. Il sert donc à transporter et faire avancer la démocratie et les intérêts publics. Dans le deuxième paragraphe, il est ensuite comparé à « un paravent » (l. 9), c’est-à-dire à un objet qui sert à cacher, masquer et se protéger. Cette image est cette fois-ci négative puisqu’elle montre que le droit au secret peut servir à dissimuler des malversations qui vont nuire à l’intérêt public. En guise d’exemple, on pourrait ainsi dire que le secret des affaires peut servir à cacher la composition d’un médicament qui ne peut être examiné de manière objective et collective.

3 Montrez que le journaliste a un point de vue nuancé sur les secrets qu’il évoque dans le premier paragraphe.

Fabrice Arfi a un point de vue nuancé sur les secrets qu’il cite car il explique que si la transparence totale (aucun secret) n’est pas bénéfique ou souhaitable, l’opacité totale (tout peut être secret) est aussi nocive pour la démocratie et les intérêts du public. Ainsi, il explique qu’il faut opérer un tri entre ce qui doit être secret, ce qui peut l’être en partie, ce qui ne doit pas l’être : « Ce n’est pas un problème de principe, mais de degrés. […] La question est bien celle du curseur du secret. » (l. 11-12)

Le secret des sources et la démocratie

4 En quoi le secret des sources se distingue‑t‑il des autres types de secrets évoqués ?

Le secret des sources est différents des autres secrets car c’est un secret qui sert à lutter contre les autres secrets lorsqu’il le faut. Il est le contre-pouvoir qui permet d’assurer légalement une protection à ceux qui vont enfreindre la loi au nom d’un intérêt public supérieur aux lois existantes si elles ont été manipulées pour servir de paravents à des activités malhonnêtes. Il évoque ainsi le sort des lanceurs d’alerte comme Edward Snowden qui enfreignent les lois pour avertir le public d’un problème ou même d’une violation des lois couverte par le secret (dans ce cas là, celui de la défense Nationale pour les États-Unis.)

Séance n°6 – La diversité de la presse représente-t-elle un obstacle ou un avantage pour connaître une vérité ?

Lecture du texte de Simone de Beauvoir, La force des choses, 1963 (page numérique, entre les pages 397 et 398).

Questions 1 à 4.

+ En guise de synthèse de lecture, rédiger intégralement la réponse à la question n°7. (Initiation au paragraphe de commentaire de texte).

ESSAI:

Pour finir la séquence n°1, répondre à la question : « La diversité de la presse représente-t-elle un obstacle ou un avantage pour connaître une vérité ? », en construisant une argumentation organisée :

– Une introduction de 5 à 7 lignes, qui amène le sujet, pose la question du sujet, et annonce le plan qui vous permettra d’y répondre ;

Exemple : « Les journalistes sont des êtres humains derrière lesquels se trouvent, qu’on le veuille ou non, des subjectivités ; aussi, il est difficile, voire impossible, de prétendre à l’objectivité parfaite dans les médias. Ainsi, la presse représente, en démocratie, une grande diversité. Lorsqu’il y a eu une manifestation, par exemple, certains journaux prennent le parti du peuple, quand d’autres prennent celui du gouvernement ; d’autres enfin font le choix de ne pas en parler du tout. Cette diversité représente-t-elle un obstacle ou un avantage pour connaître une vérité ? Nous verrons dans un premier temps les inconvénients de la diversité de la presse, puis nous verrons qu’elle présente aussi d’importants avantages. »

– Un développement en deux ou trois parties, elles-mêmes divisées en deux ou trois sous-parties (= paragraphes). Pour chaque paragraphe, il faut un argument et un exemple ;

I. Les inconvénients de la diversité de la presse

1. Argument n° 1 + exemple.

2. Argument n°2 + exemple.

II. Les avantages de la diversité de la presse

1. Argument n°1 + exemple.

2. Argument n°2 + exemple.

– Une conclusion de 5 à 7 lignes qui récapitule les deux ou trois parties du développement et qui répond explicitement à la question posée par le sujet.

Le travail sera commencé en classe et terminé à la maison.

Synthèse de la séquence.

(cliquer sur le lien pour retrouver la synthèse de séquence proposée par le manuel numérique lelivrescolaire).

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